Du chat errant au chat libre

Assemblée générale de l’AECB le 21/01/2017.

Dans notre société moderne, le chat a un rôle important à jouer. La présence de chats libres en ville ou à la campagne permet de maintenir un équilibre écologique indispensable en contenant la population de rongeurs. C’est un animal, aujourd’hui,  au service de l’humain : il assure un lien social, est un médiateur, joue une fonction de responsabilisation, permet l’éveil et le lien à la nature et à l’environnement.

Pourtant, le chat est trop souvent relégué au rang des animaux nuisibles. Pour certains, il est un prédateur. Pour d’autres, il détruit les cultures. Pour d’autres encore, il provoque des nuisances visuelles, sonores et olfactives. Parfois, il est vu comme un animal malpropre, ou vecteur de maladies.

Les fausses croyances nuisent au chat, qui perd petit à petit son droit de cité.

Les cas de maltraitance sont nombreux, en particulier dans le Boulonnais. La presse s’est récemment fait l’écho d’affaires particulièrement sordides. Par exemple, récemment au Portel, une chatte est morte sous les coups d’un adolescent, le chat du CAS est décédé à Saint-Martin-Boulogne suite à un tir de carabine. Dans d’autres communes, des chats disparaissent ou meurent empoisonnés…

L’image du chat n’est pas non plus valorisée par la politique trop souvent menée dans le Boulonnais. En effet, la mise en fourrière de façon quasi systématique des chats errants contribue à créer une vision d’animal nuisible. Pourtant, l’envoi en fourrière n’enraye pas la prolifération féline.

 

 

En revanche, la stérilisation des chats errants de chaque commune offre une solution efficace et durable, à la fois éthique, écologique, économique, et désormais surtout réglementaire.

La stérilisation des chats errants, prévue au Code Rural, est maintenant une priorité réglementaire depuis l’Arrêté du 3 avril 2014, avec mise en application au 1er janvier 2015.

« Les chats non identifiés, sans propriétaire ou sans détenteur, vivant en groupe, dans des lieux publics, sur un territoire d’une commune, ne peuvent être capturés qu’à la demande du Maire de cette commune.  Ces animaux ne peuvent être conduits en fourrière que, dans la mesure où le programme d’identification et de stérilisation prévu à l’article L211-27 du code rural et de la pêche maritime(*) ne peut être mis en œuvre. »

En collaboration avec les acteurs de la protection animale, associations et vétérinaires, certaines communes du Boulonnais comme Saint-Martin-Boulogne, Conteville, Baincthun, Saint-Etienne-au-Mont, Outreau, appliquent cette réglementation et sont très satisfaits des avantages de ces campagnes de stérilisation et identification. Les chats errants deviennent des « chats libres ». La fourrière doit devenir l’exception pour les chats, comme le stipule le Code Rural.

Les particuliers ont quant à eux l’obligation de faire identifier leurs animaux. Pour les propriétaires de chats aussi, la stérilisation des chats est la solution qui permet d’éviter les abandons, les défauts de soins, les réseaux et trafics liés au « commerce » des chats, la maltraitance, qui sont encore trop présents.

Ces actions permettront de rendre au chat son droit de cité, et lui rendront son statut à la ville comme à la campagne.

http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Annexes_arrete_animaux_de_compagnie_BO-MAAF_cle83fb2b.pdf (chapitre V – page 14)  Paru au JO du 17 avril 2014

http://www.legifrance.gouv.fr/eli/jo/2014/4/17 (n° 27)

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