La nouvelle « École du chat »veut stériliser les félins errants

Le problème est connu mais perdure. Dans le Boulonnais, les chats errants non stérilisés et non identifiés pullulent. Isabelle Hochart vient d’ouvrir une antenne de l’association l’École du chat pour «soigner» ces félins sauvages avant de les réintroduire dans leur milieu naturel. Une alternative à la «capture euthanasie»

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PAR OLIVIER MERLIN

boulogne@lavoixdunord.fr

Isabelle Hochart a toujours aimé les animaux. «Il y a toujours eu des bêtes à la maison.» Cette professeur dans l’enseignement professionnel a longtemps à vécu à Saint-Omer, et à l’époque, elle choisit de militer à la SPA. Entourée des animaux, c’est ainsi qu’elle aime vivre. Il y a trois ans, elle s’installe dans une petite commune de l’agglomération boulonnaise et cherche à être utile à l’heure où sonne la retraite.

Forcément, ce sont les bêtes qu’elle veut aider«J’avais entendu parler de l’École du chat il y a plusieurs années, et je me disais que pour aimer les chats, il fallait d’abord maîtriser leur reproduction.» Elle montre un dessin qui circule beaucoup sur Internet où l’on se rend compte du nombre de chatons qui peuvent être issus de la rencontre de deux chats. En quatre ans, deux chats peuvent donner naissance à 20000 congénères. L’association l’École du chat est née dans les années 70, dans le quartier de Montmartre où les chats errants s’étaient regroupés dans le cimetière. La municipalité avait mandaté la fourrière pour capturer ces animaux avant de les euthanasier. Bouleversés, une poignée d’amis des chats du cimetière se mobilisent et lancent une campagne de stérilisation. Le premier «chat libre», c’est ainsi qu’on considère un chat stérilisé à l’école du chat était relâché en 1977.

«Nous, nous ne sommes actifs que depuis janvier, mais nous n’avons pas attendu pour être dans l’action.» Après avoir ciblé des sites où des chats errants avaient élu domicile (Desvres, Équihen-Plage, Hardelot, Saint-Martin-Boulogne, Boulogne…), les bénévoles ont réussi à stériliser et identifier 30 chats. «On installe une cage de trappage avec de l’alimentation à l’intérieur, et généralement, le chat rentre dedans.» Une fois piégé (mais pas blessé), le chat est conduit chez le vétérinaire avant de retrouver sa liberté, quelques heures plus tard.

Des aides de la fondation B. Bardot

L’association, très jeune, n’a que peu de budget, mais a déjà pu compter, gage de sérieux, sur des aides de la Fondation Brigitte Bardot. « On nous remet des bons de stérilisation et le vétérinaire est directement payé par la fondation. » L’École du chat attend quand même les dons, et aimerait partager ses coûts avec les villes où elle intervient.

Infos au 06 77 13 62 84 ou ecoleduchatboulonnais@orange.fr

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